3ème Salon LGBT A LILLE 26 & 27 JANVIER 2013
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Rose Butch est née dans une ville où elle ne voulait pas crever et c’est par hasard qu’elle vit dans une autre. Si elle ne peignait pas pour atteindre l’immortalité d’un Francis Bacon, elle serrait probablement, aujourd’hui encore en train de chercher l’éblouissement par le manque d’hygiène dans une communauté quelconque. On ne lui a pas appris à peindre, on ne l’a pas poussé non plus. On lui a parlé du classicisme, du constructivisme, du cubisme mais on ne lui a pas dit comment en vivre. On lui a affirmé que la déconstruction était la norme. Mais c’est son père, en lui lisant Gogol, Jonathan Livingston Le Goéland qui lui a appris à être une personne fière, unique. Elle veut bien lever le poing, gueuler du slogan mais elle refuse d’enfermer son travail dans un militantisme. Se retrouver prise au piège d’un ghetto idéaliste Son travail l’a rend solitaire. Son travail est sa colonne vertébrale, sa grande pyramide, son Xanadu et c’est tout ce qu’elle donne à voir.
Florence D.
















