Soirée littéraire

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Patrick Gardon viendra présenter son dernier livre : Le Grand écart ou tous les garçons s’appellent Ali le 2 juin 2010  à 20h

A L’Egide 202 rue nationale à Lille (entrée rue Colson)

On cherche, tous, et vainement, un mode d’emploi pour vivre et lorsqu’on commence à rassembler les éléments du puzzle, c’est un peu tard et il n’est pas sûr que cela fonctionne encore. Patrick Cardon nous en révèle quelques uns inspirés par sa vision anthropologique
et protéiforme de son vécu dit sexuel. Des émois d’une période libre en France, marquée par l’immigration, à ceux d’une période d’organisation de ces nouvelles libertés marquées par un choix plus volontaire de ressourcement. L’auteur nous livre ici un chapitre supplémentaire des amitiés tumultueuses franco-maghrébines à insérer dans un nouveau volume, qui s’intitulerait : « Ce que les Arabes ont apporté à la France » (et vice versa).

Patrick Cardon est non seulement chercheur (voir, dans la collection « Homosexualités/Approche trans/genre », qu’il dirige chez Orizons, son Discours littéraire et scientifique fin-de-siècle autour d’un pionnier des études gays, Marc-André Raffalovich), mais aussi écrivain. Il n’a cessé, depuis de nombreuses années, d’écrire ces petits riens qui font le charme de l’existence. Il nous en a livré les meilleures sous la forme ironique de « vignettes post-coloniales », inspirées par quelques aventures narrées façon Jean Lorrain, à la sauce situationniste. C’est enfin un important témoignage sur une certaine manière de vivre l’homosexualité depuis quarante ans. On attend son prochain volume où il nous apprendra, façon Annie Ernaux, comment il est devenuE comtesse de Flandre.

Projection « Juste une question d’amour »

Le jeudi 3 juin 2010 : Soirée cinéma
Projection du film gay Juste une question d’amour réalisé par Christian Faure.

L’histoire : Laurent partage un appartement avec une amie, mais il préfère les garçons. Seuls ses parents ignorent son homosexualité. Déjà pénible, cette double vie devient intenable lorsque Laurent tombe amoureux de Cédric…avec Cyrille Thouvenin, Stéphane Guerin Tillié…

La projection sera suivie d’une discussion sur le thème «Comment réussir son coming-out ?» animée par l’association Contact Nord Pas-de-Calais.

* Rendez-vous à 20 heures à la Maison Des Associations de Lille, 72/74 rue Royale. Entrée libre.

Pride de Lille 2009 : toutes les images !

20 stands sur le village associatif et commerçant, 5 chars et beaucoup d’émotions, de rires, de friendtlytude et de musique, mais surtout un message : tous ensemble !

Nous fîmes plus de 8000 personnes selon la police ! Donc presque 10 000… (ils minimisent toujours les rassemblements pour éviter la surenchère…).

Merci !

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Stonewall : l’origine de la Marche des Fiertés

stonewallLes émeutes de Stonewall célébrées sous le nom de Christopher Street Day (CSD) furent une série de conflits violents entre d’une part les homosexuels et les transgenres, et d’autre part les forces de police de New York. Récit…

La première nuit d’émeute eut lieu le 28 juin 1969, après une descente de huit policiers dans le « Stonewall Inn », un bar gay situé sur Christopher Street, au coeur du Greenwich Village.

A New York, dans les années 60, il est interdit de servir des boissons alcoolisées aux homosexuels, de danser entre hommes ou de se travestir. Les descentes de police dans les bars suspectés d’être fréquentés par les homosexuels étaient monnaie courante aux États-Unis. Il était banal pour la police, avant 1965, de relever les identités des personnes présentes dans ces bars. Les force de l’ordre justifiaient ces mesures par l’attentat à la pudeur en cas de baiser, le port de vêtements traditionnellement réservés au sexe opposé, ou simplement la vente prohibée d’alcool aux homosexuels.

On ne sait pas très bien comment l’émeute débuta, mais la foule présente sur les lieux commença à lutter contre les forces de police. L’histoire veut qu’un travesti, Sylvia Rivera, ait jeté la première bouteille sur les policiers.

Pendant la nuit, de nombreux hommes efféminés furent pris à parti par les forces de police et battus. La foule, estimée à 2.000 personnes, lançait des bouteilles et des pierres aux 400 policiers arrivés sur place. Les échauffourées durèrent cinq jours, toutes les brimades dont les homosexuels avaient été victimes précédemment refaisant surface.

Les émeutes de Stonewall sont souvent considérées comme le tournant du mouvement de demande d’égalité des droits homosexuels et marquent donc une étape importante de l’émancipation des personnes homosexuelles. Elles sont les précurseurs de ce qui deviendra la Lesbian & Gay Pride.