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Réponse à l’article d’Emmanuel Crapet dans la VDN

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  • par Fiertés Lille Pride

Gay Pride à Lille : ce qu’ils et elles aimeraient, c’est de ne plus avoir à marcher
=> Qui le lui a confirmé ? Son instinct aiguisé de journaliste ?

PUBLIÉ LE 08/06/2014 – MIS À JOUR LE 08/06/2014 À 08:52
PAR EMMANUEL CRAPET – PHOTOS PIB

Dix-huit mille personnes, samedi après-midi, dans les rues de Lille pour la Lesbian & Gay Pride : de mémoire de militant anti-homophobie, on n’avait jamais vu ça.
Des jeunes (beaucoup) et des vieux (aussi). Des anonymes et des têtes connues.Des sportifs de plus ou moins haut niveau. Des garçons et des filles. Des excentriques et quelques pathétiques. Des tentateurs et des tentatrices. Des gravures de mode et des petits boudins. Des extasiés et de grands timides. Des parents avec des enfants et des enfants sans leurs parents. Des clubbeurs et des couche-tôt. Des anges et des démons. Des gothiques et des fausses nonnes. Des curieux de tout et des curieux tout court… => Attaque au sens propre du terme

La Lesbian & Gay Pride (LGP), ça peut être vu comme un événement festif : on en a croisé ce samedi quelques-uns qui venaient juste faire la fête. Mais c’est surtout un rendez-vous militant. Dans le cortège, on a croisé des personnalités du monde politique (avec, en première ligne, Dalila Dendouga, adjointe lilloise à la lutte contre les discriminations). La foule avait des choses à leur dire. Les Flamands roses, par exemple, participaient à cette marche des fiertés sous forme de Pink Block Queer pour « affirmer notre opposition aux normes de genre et à la violence hétérosexiste que nous impose la société actuelle ».
« Les enculés contre les fascistes »
Sur le site lillois de la LGP, on ne fait pas non plus dans la dentelle : « La gauche avait fait des promesses lors de l’élection présidentielle. Elle possède tous les pouvoirs. Où en sommes-nous ? Le mariage pour les couples de même sexe a été voté après de trop longues périodes de tergiversations. La suite ? Nous ne voulons pas d’exception à l’égalité des droits. L’autorisation de la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes, après avoir été repoussée, est abandonnée… »
Comme d’habitude dans le cortège, on a lu beaucoup de slogans et de messages. Celui-ci autour des conduites à risque et des conduites à tenir : on voit un chien avec une basket dans la gueule et ces mots, d’un côté « Laisse Kiki faire n’importe quoi », de l’autre «Se protéger et se faire dépister ». Provoc’, plus loin, cette banderole sur laquelle on voit une licorne qui pète un drapeau arc-en-ciel. Du second degré : Madame a écrit « Veuillez retirer votre sexe de mon état civil ». Du volontairement trash aussi : « Les enculés contre les fascistes ».
À 16 h, sous les enceintes de Contact FM et du Tchouka Club (la boîte qui a organisé l’after officiel), la rue Nationale est transformée en discothèque à ciel ouvert. S’il y avait eu du sable et le bruit de la mer, on se serait cru au Pacific Pride Festival (organisé à la mi-juillet à Santa Barbara).

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COMMUNIQUE DE L’EQUIPE LGP LILLE EN REPONSE A L’ARTICLE D’EMMANUEL CRAPET
JOURNALISTE A LA VOIX DU NORD ET NORD-ECLAIR

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Nous avons beau lire et relire cet article, tordre les mots, croiser les phrases, mais rien ne répond à cette question : quelle approche avez-vous voulu prendre ? En plus de n’avoir aucune cohésion structurelle, cet article ne fait qu’alimenter des clichés, parfois insultants, des personnes ayant manifesté le 7 juin 2014 lors de la LGBT Pride de Lille.
Afin d’émettre une critique constructive, décortiquons point par point les énormités croisées ça et là au détour des phrases sales et aguicheuses de votre écrit. Commençons par l’attaque. Nous osons espérer que lorsque vous avez appris à écrire un article, le terme d’attaque n’a pas été compris au premier degré. Pour rappel, l’attaque doit donner envie aux lecteurs de rentrer dans l’article, elle donne ici, envie de détourner les yeux. Nous osons faire ici appel au peu de conscience professionnelle qu’il vous reste – mais à laquelle nous avons peine à croire – : « Des gravures de mode et des petits boudins », « […] quelques pathétiques », sont-ce là des qualificatifs dignes d’un journaliste respectueux des personnes qui se présentent en face de lui, et qui sont peut-être – n’écartons aucune hypothèse – de potentiels lecteurs ? Lorsque l’on sait, parce que l’on a cherché avant d’écrire un article, que la LGP de Lille milite contre les propos violents et haineux entendus et observés dans les rues et sur les réseaux sociaux, il est malvenu d’user de termes aussi médisants.
Aussi, qui sont ces « enfants sans leurs parents » auxquels vous faites allusion ? Etes-vous allé à leur rencontre ? Avez-vous conscience de la portée de tels propos ? Vous n’êtes pas sans savoir que le monde LGBT est victime de préjugés, infondés certes mais existants, quant à la responsabilité des couples homoparentaux…

Un point positif est à relever dans la suite de l’article : oui, la marche est militante. Cependant, ce qualificatif est le fondement même de tout le combat des associations LGBT. Le côté militant est malheureusement balayé dans votre article, par des descriptifs de scènes… Peu intéressant. On arrive très vite à de simples observations physiques des personnes présentes dans le défilé, triées en fonction de leur originalité. Vous nous parlez des personnalités politiques, en particulier de Dalila Dendouga. Pourquoi ne pas être allé à sa rencontre pour connaître les revendications réelles du mouvement ? Vous vous contentez également de citer le site de la LGP. Même question, qu’est ce qui vous a empêché de rencontrer ses dirigeants ? Leur parole n’est-elle pas plus riche ? N’est-il pas préférable d’interviewer les personnes connaissant parfaitement le thème traité dans votre papier ?
Se contenter de relayer les messages sur les banderoles et sur le dos d’un chien ne relève-t-il pas d’un désintérêt total de votre sujet ?

Nous observons dans votre écrit deux manquements aux principes journalistiques : la recherche d’information, sans parler de la vérification des propos avancés. En découle un manque d’objectivité notamment par faute professionnelle, par non envie de vérifier ces propos.

Le bureau de la LGP Lille : Frank DANVERS, président, / Henri ROUX, trésorier / Alexis PRÊTRE, secrétaire / Cristina Ribeiro, secrétaire-adjointe.

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